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GIOSEFFO ZAMPONI

Ulisse all’Isola di Circe

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CAPPELLA MEDITERRANEA

Mariana Flores – Céline Scheen – Fabian Schofrin – Dominique Visse -Fernando Guimaraes – Zachary Wilder – Furio Zanasi – Matteo Belloto – Sergio Foresti

CLEMATIS

Stéphanie DE FAILLY, concertmeister

CHŒUR DE CHAMBRE DE NAMUR – Les Solistes

Leonardo García Alarcón, direction

2014

Ricercar

RIC 342 

 

Ulisse all’isola di Circe est le premier opéra joué dans les Pays-Bas du Sud. Il fut créé à l’occasion du mariage de Philippe IV d’Espagne avec Maria-Anna d’Autriche. Gioseffo Zamponi est vraisemblablement d’origine romaine et c’est dans les Pays-bas du Sud qu’il fait sa carrière, entrant en 1648, au service  de l’archiduc Léopold-Guillaume. Ulisse est écrit dans le style des opéras vénitiens avec la présence de personnages bien typés.

Cet opéra est une véritable découverte qui a enthousiasmé tous les artistes qui y ont participé à sa résurrection.

Clematis a tout mis en œuvre pour donner à cette production tout le faste des conditions de la création à Bruxelles en 1650.

Les chanteurs de Capella Mediterranea et Les solistes du Chœur De Chambre De Namur constituent une distribution de rêve pour cet opéra.

Un événement discographique incontournable !  

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>LIVRET complet

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AVIS DE LA PRESSE

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Diapason (Mai 2014)

DIAPASON DECOUVERTE

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En 1650 l'opéra vénitien est à son apogée : après avoir essaimé de Naples à Gênes, de Bergame à Bologne, il accoste à Paris, importé par Mazarin. Les maîtres d' oeuvre de la Finta pazza, premier opus à fouler le sol ultramontain, s'exportent aux Pays-Bas du Sud (l'actuelle Belgique) et donnent à Bruxelles Ulisse all'isola di Circe : la musique de l'obscur Gioseffo Zamponi, émule de Cavalli, doit orner les noces de Philippe IV avec Marie-Anne d'Autriche.

Un opéra de cour, donc, avec les fastes qui s'imposent, et dont témoignent les gravures des décors et des ballets publiées avec le livret. Après le Ritorno di Ulisse de Monteverdi et L'Ulisse errante de Sacrati, le librettiste Amalteo reprend, pour ce troisième opéra homérique, l'épisode de la magicienne Circé, propice aux effets métamorphiques (le choeur des statues en I, 17).

On découvre une merveille de sensualité et d'équilibre, une partition typique de cette époque charnière où le

recitar cantando encore dominant (cf le beau dialogue entre Mercure et Vénus en II, 2, qui rappelle qu'au xvue siècle, l'opéra est avant tout théâtre) laisse percer un cantar recitando - nombreux lamentos et duos, arias, tous brefs et d'une grande séduction mélodique. La première scène d'Ulysse ou encore l'aria facétieuse d'Argesta ( « L'aure gradita » en I, 13) resteront gravés dans les mémoires.

La fine équipe de Leonardo Garcia Alarcon maîtrise les plus subtils ressorts de cette musique du mot. Saluons le chant ardent de Céline Scheen en Circé, la sensuelle Vénus de Mariana Flores (superbe « La mia stella vincitrice » ), l'Ulysse à la fois martial et fragile de Furio Zanasi (voyez son adieu à Circé), la déclamation -, toujours aussi variée de Dominique Visse. Tous (malgré le Satiro venteux de Fabian Schofrin) servent à merveille une partition d'une richesse incroyable.

Garcia Alarcon, dans le sillage de son maître Garrido, instrumente et diversifie généreusement le continuo, imagine dans le récit de Neptune (qu'il accompagne de trombones) des échos de L'Or du Rhin, greffe sur le merveilleux duo des amants en ostinato un touchant dialogue instrumental (I, 12). Toutes choses qui seraient plus discutables si elles ne servaient si habilement et précisément le théâtre.

Cette redécouverte de choix nous parvient dans un bel écrin richement illustré. (Jean-François Lattarico)

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La Libre Belgique (18 mars 2014)

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Evénement que la publication en CD (avec un luxueux livret format DVD) de ce "Ulisse all'isola di Circe".

Parce que, même si son compositeur Gioseffo Zamponi (1600/10-1662) est tombé dans l'oubli, il s'agit bien du tout premier opéra donné à Bruxelles. Une commande de l'Archiduc Léopold pour fêter le mariage de Philippe IV d'Espagne en 1650.

Mais aussi parce que l'œuvre, contant un épisode de l'Odyssée et nourrie des meilleures influences vénitiennes (le Monteverdi du "Couronnement de Poppée" et Cavalli), est une révélation de tout premier plan.

Last but not least, il y a une interprétation brillantissime : direction éminemment théâtrale de Leonardo Garcia-Alarcon, réalisation instrumentale somptueuse de l'ensemble Clématis et voix idéales (tant côté solistes que côté chœur, celui de Namur). (Nicolas Blanmont)

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Classica ( Mai 2024)

4 Etoiles

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« On est frappé par la séduction immédiate de cet opéra d'obédience vénitienne, mêmes si les lacunes du manuscrit ont contraint Alarcon à remplir les blancs ; certes, point de percussions omniprésentes ni d'instruments insolites comme dans le récent Nabucco de Falvetti («Choc», cf. Classica n° 157) encore que, certains interludes

... - mais un écrin orchestral idoine qui permet à l'ensemble Clematis (dont Stéphanie de Failly en premier violon) de faire assaut de merveilles.

Solistes évoluant dans l'ensemble à la même altitude, de Mariana Flores (Vénus) à Furio Zanasi (Ulysse). Céline Scheen aurait été une Circé idéale si elle minaudait moins.

Quant à Dominique Visse en servante (Argesta), il fait son show habituel, irremplaçable pour les uns, trop

cabotin pour les autres. Livret et notes (passionnantes) inclus. (Jérémie Bigorie)

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