


Vitali
Ciaconna
CLEMATIS
Stéphanie de Failly, violon & direction
2012
RICERCAR / Outhere
RIC 326
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Depuis l’époque romantique, tous les violonistes ont joué la fameuse Chaconne de Tomaso Antonio Vitali.. Mais la partition dont ils disposaient était toujours basée sur l’édition complètement modifiée qu’en avait faite le virtuose Ferdinand David vers 1860.
Repartant du manuscrit original, Stéphanie de Failly rend à cette composition boudé une lumière nouvelle, qui la relie aux autres compositions de Tomaso Antonio Vitali et à celles de son père Giovanni Battista.
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AVIS DE LA PRESSE
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CLASSICA (Juillet-Août 2013)
CHOC DE CLASSICA
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PASSEUR DE MUSIQUES
Stéphanie de Failly rend à la musique des Vitali une lumière nouvelle, reliant les compositions de Tomaso Antonio à celle de son père Giovanni Battista.
Passage : tel pourrait être l’intitulé de ce disque : passage du flambeau, entre le père et le fils ; passage de la fin du baroque au début du classicisme ; passage enfin de la fameuse Chaconne de Tomaso Antonio Vitali (1663-1745) dans son jus original, tel que le manuscrit de Dresde nous le donne à entendre. Mettant de côté l’avatar romantique dû à l’édition de Ferdinand David (1860) sur laquelle les violonistes peu scrupuleux portent leur dévolu, Stéphanie de Failly (équipée d’un Maggini de 1620) fait le pari de l’authenticité, explorant par la même occasion des chemins de traverse.
Qu’on ne s’y trompe pas : point de petit son ici. Au contraire, le dialogue avec un orgue de tribune invite à la recherche d’une texture riche, bien que la violoniste, fine musicienne avant tout, privilégie les phrasés amples, sans chercher à appuyer les rencontres harmoniques dissonantes dont la partition regorge. On peut rêver interprétation plus flamboyante, mais pas plus intègre.
Les dix courtes pièces signées Giovanni Battista elles, s’inscrivent dans la tradition du folklore italien, oscillant entre mouvements de danses et morceaux plus sérieux à la manière de Corelli. De conserve avec un accompagnement inventif (soutien rythmé de la percussion), le violon se fait moins
policé, plutôt espiègle dans sa pratique des diminutions. Mais c’est surtout la musique du fils et son labyrinthe harmonique qui nous hantera, telle cette courte Ciaconna (petite sœur de l’autre) et ses modulations d’une grande audace que le violon épouse en glissant de trille en trille. Stéphanie de Failly, jamais ostentatoire, et l’Ensemble Clematis, emprunts d’une joyeuse folie, signent là leur meilleur disque. (Jérémie Bigorie)
Music web International (14 Juillet 2014)
RECORD OF THE MONTH
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« Recently, I reviewed a recording of sonatas by Antonio Bertali, a contemporary of the Vitalis. Reluctantly, I had to comment on the occasional problems of intonation that were evident. There is absolutely no such problem here. Every performer is totally secure. There is no harshness in the bowings, and the tempos are well judged, and never rushed, a failing of some historically informed Baroque performers.
The notes are a model of informed clarity that other labels would do well to consider. From what I imagine is a relatively small pool of information about these composers, Jérôme Lejeune has fashioned seven pages of well-written commentary on the lives of the composers and their times, and analyses of the music, which do not require a degree in music theory to understand.
Stéphanie de Failly has contributed her personal thoughts about the connection between violinist and historic violin: she plays a 1620 Giovanni Paolo Maggini instrument. This is an outstanding release in all respects.
It will be in my Recordings of the Year come December, and if I hear better this year, I will count myself very lucky indeed. » (David Barker)
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DIAPASON (juillet-août 2013)
5 diapasons
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« Ah ! la longue Chaconne de Vitali… panoplie redoutable pour faire chavirer le public sous son lyrisme alangui ! Stéphanie de Failly et Clematis sont venus relire à la lumière des usages baroques cette grande sœur de l’Adagio d’Albinoni dont les romantiques ont fait leur miel avec l’édition de Ferdinand David, vers 1860… …Vital ou pas ? Oui, répond Lejeune, en remontant à un manuscrit copié à Dresde dans le premier quart du XVIIIe siècle. La chaconne, en suivant un long couloir de modulations étranges, ne fait pas autre chose que Marin Marais à la même époque dans le Labyrinthe…
Stéphanie de Failly prend d’emblée ses distances, par un ton très majestueux et l’accompagnement sonore d’un grand orgue… On traverse l’album avec curiosité, guidé par des musiciens habiles, séduit par le Maggini de la violoniste, mais sans être bien sûr d’y revenir. » (Sophie Roughol)
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La Libre Belgique (13 février 2013)
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La chaconne de Tomaso Antonio Vitali (1663-1745) est un classique dans le répertoire des violonistes, mais la version le plus souvent jouée est une version transformée en 1860 par le violoniste Ferdinand David, virtuose romantique et créateur du concerto en mi mineur de Mendelssohn. Au point qu’on avait fini par considérer cette chaconne comme un faux.
Retournant au manuscrit original conservé à Dresde, Stéphanie de Failly, accompagnée de son ensemble Clematis, rend avec virtuosité et vérité son lustre
original à la composition du Vitalino, le petit Vitali : c’est que Tomaso était le fils d’un autre violoniste virtuose de l’époque baroque, Giovanni Battista.
Le disque comprend d’ailleurs nombre de pièces du père et du fils, qui complètent joliment le programme. (Nicolas Blanmont)



